Le choc, la douleur déchirante, le chagrin si pénible que provoque la disparition tragique d’un être qui nous est cher est toujours difficile à surmonter. Au moment où on s’y attendait le moins, la mort vient nous arracher ce que nous avons de plus cher. La douleur est encore plus difficile à gérer s’il s’agit de notre animal de compagnie adoré. Puisqu’on avait déjà su instauré une certaine routine confortable avec lui. Et puis… ces moments de câlins, ces regards d’admiration, ces instants de balades, de fous rires comblés d’amours disparaissent brutalement laissant place à un chagrin pénible, dur à surmonter. Comment faire le deuil de son animal de compagnie ? Découvrez ici nos conseils et recommandations.

Le moment d’après la perte de votre animal de compagnie, c’est un long processus de rétablissement qui se démarre. Votre fidèle compagnon n’est plus là, et c’est dur à vivre. Pour y arriver, vous devez d’abord accepter la triste réalité. Ensuite, vivre et parler de ce sentiment d’injustice, de trahison que la vie vous a infligé. Enfin, reprendre goût à la vie qui ne sera plus vraiment pareil comme auparavant.

Accepter que tout est fini

Les premières heures et jours après la mort de votre chien, chat ou autre, vous pourrez toujours continuer par dénier qu’il est réellement parti. ‘’ Non, il n’est pas mort. Ce n’est pas possible ‘’. Pourtant si. Il est mort. Il n’est plus là. Cette étape de rejet, qu’il soit consciemment ou non, fait partie de l’épreuve. Qu’il soit pénible, admettez que c’est vrai et pleurez votre chagrin. La vie est injuste et ce sort qu’elle vous a infligé est injuste également. Mais pas pour autant que vous êtes obligé de dénier la mort de votre compagnon. Faites l’effort d’accepter cette triste réalité. Car sans cette étape, votre deuil ne saura cicatriser les plaies encore trop vives.

Externaliser vos émotions

‘’ Parler de ses peines, c’est déjà se consoler ‘’ disait Albert Camus. Cette étape du deuil est nécessaire pour éviter de vous culpabiliser et de vous infliger d’autres douleurs. Ça l’est encore plus si vous êtes adultes et que vous avez des enfants qui ont vécu la mort de l’animal avec vous. Comprenez que quelque soient les circonstances de la mort de votre animal de compagnon, ce n’est pas de votre faute. Rassurez-vous. La mort, aucun être vivant n’y s’échappera. Discutez avec vos enfants et vos proches et consolez-vous les uns les autres. L’harmonie, la solidarité et ce sentiment de soutient qui pourront naitre de ces échanges vous aideront beaucoup. Ne vous culpabilisez pas du tout et ouvrez-vous à des personnes qui pourront vous comprendre. Des personnes qui pourront vous comprendre vraiment. Car d’autres minimalisent toujours la peine de la mort d’un animal de compagnie. Verbaliser vos émotions, vos douleurs, c’est une bonne manière de vous libérer. Et si vous déprimez toujours, il est peut-être temps de vous faire accompagner par un expérimenté ou un expert.

Faire vos adieux

A cette étape-ci, vous avez accepté la douloureuse disparition de votre animal de compagnie adoré. Vous vous êtes libéré aussi de vos regrets, culpabilités et colères. Pour vous rétablir complètement (vous aurez toujours des séquelles, c’est vrai), vous devez faire vos adieux. Cela ne concerne pas uniquement vos derniers hommages à la dépouille mortelle de votre animal. Vous devez, même si difficile soit-il, vous débarrassez de tout ce qui pourraient rouvrir cette vive plaie en train d’être cicatrisée. Libérez-vous des affaires de votre fidèle animal. Vous pouvez garder un objet de souvenir et quelques photos. Mais c’est préférable de débarrasser tout ce qui pourra raviver la douleur du vide crée par la mort de votre animal tant aimé.

Aller de l’avant

‘’ Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis ‘’ affirma Victor Hugo. Rien ne sera plus comme avant. Facile à dire, mais difficile à admettre. Sauf que c’est la dernière étape cruciale de votre deuil. Votre animal faisait partie de votre quotidien. Votre quotidien était rythmé autour de lui. Cependant, vous devez aller de l’avant, mettre un terme à cette souffrance. La vie est faite ainsi. Des hauts et des bas, des peines et des joies. Libérez-vous et redonner vie à votre existence. Peut-être c’est la meilleure manière de prouver à votre compagnon tant aimé que vous l’aimez toujours et qu’il n’a rien à regretter om qu’il soit.

Combien de temps pour un deuil ?

La durée du deuil n’efface pas la douleur, elle l’atténue. Et faire un deuil n’est pas synonyme d’oubli. On ne saurait donc fixer un délai pour effectuer le deuil de son animal de compagnie. Les douleurs de la disparition ne seront pas les mêmes d’une personne à une autre ou d’un adulte à un enfant. Toutefois, si on se réfère aux avis en la matière, le deuil pour son animal de compagnie peut s’étendre sur trois mois au moins. Cela peut aller jusqu’à sept mois au plus. Quoiqu’il en soit, un deuil mérite d’être bien fait et ceci, une fois de bon.

Prendre un autre animal pour pourvoir revivre ?

C’est bien un dilemme et les avis se partagent selon la conception de chacun. Ce qui est évident est qu’on n’arrive jamais à remplacer un compagnon par un autre. Les expériences seront toujours différentes et l’une ne peut remplacer l’autre.

Reprendre un autre animal peut aider à surmonter un peu plus facilement la disparition de celui qui vous était cher. Tout comme ça peut vous enfoncer encore dans ce passé douloureux à peine quitté. Vous pourrez aussi nuire ce dernier nouveau venu sans le savoir à force de vouloir le prendre pour le compagnon que vous venez de perdre.

Ne pas adopter de suite un animal peut vous être aussi pénible. Puisque la présence d’un autre compagnon pourra vous combler et vous aider à vous remettre de votre solitude. Et vous saurez réinstaurer très vite une nouvelle routine quotidienne confortable. L’un ou l’autre des deux présente ces avantages et inconvénients. Ne vous précipitez pas surtout et prenez le temps de vraiment mesurer vos motivations.

 

Ajouter au panier